Un conseil simple pour encourager un enfant à se mettre au travail

Photo by Joshua Dewey

[Primaire] [Collège]

Imaginez de jolis petits poissons dans leur aquarium, déambulant dans une eau propre et bien oxygénée. Après quelques semaines, si l’eau du bocal n’est pas renouvelée, que se passe-t-il?

L’eau devient trouble et nos poissons dépérissent à vue d’œil. Leur environnement n’est plus propice à leur développement.

Que faire? Changer l’eau et nettoyer l’aquarium pardi!

Pour les humains, c’est du pareil au même : placez-les dans un environnement sain et nutritif à tout point de vue, et ils se développeront harmonieusement.

Mais quel est le rapport avec un enfant qui rechigne à faire ses devoirs?

L’environnement.

Ou plutôt, l’impact de l’environnement d’apprentissage sur les enfants et les adolescents.


J’évoquais dans l’article Que signifie vraiment APPRENDRE? l’importance de développer les perceptions sensorielles chez les enfants, car elles sont de véritables portes d’entrées des informations dans leur “milieu intérieur”.

Mais voilà, ces informations se retrouvent souvent baignées, pour ne pas dire noyées, dans un flot d’informations de différentes natures. Baignées, noyées, flot : c’est bien une question d’eau!

Apprendre consistera alors à extraire les informations pertinentes dans un environnement foisonnant d’informations parasites.


Qu’entends-je par informations parasites?

Réponse avec des exemples d’environnements “parasités” :

  • Une chambre désordonnée (ou tout autre endroit où l’enfant fait ses devoirs)
  • Un bureau encombré d’objets hétéroclites (playmobils, trognon de pomme, bouchons de stylos orphelins, brosse à cheveux, etc.)
  • Des fournitures abîmées, voire cassées, et disposées comme un Mikado sur le bureau
  • Un cahier mal soigné, contenant des feuilles volantes qui ne demandent qu’à se faire la malle ou faire l’accordéon au fond du cartable
  • Une trousse débordante de crayons empêchant de trouver justement LE bon crayon

Il ne s’agit en aucun cas ici de blâmer les parents ou les enfants d’un manque d’ordre ou d’un laisser-aller, mais bien de faire un simple constat et d’en dégager des pistes d’améliorations possibles.

L’environnement est encombré, les précieuses informations pénibles à extraire : de telles conditions n’invitent pas particulièrement à se mettre au travail.

Pour illustrer mon propos, laissez-moi vous partager une histoire vécue avec une de mes petites élèves en CP.


Lors de notre 3ème séance de Soutien Scolaire en Van, je demande à N. de reproduire un dessin au crayon de bois sur son cahier.

N. saisit sa trousse d’écolière et… impossible de trouver le fameux crayon dans une énorme trousse remplie à ras bord de stylos de toutes les sortes.

N. choisit alors de réaliser son dessin avec un stylo à bille. S’ensuivent alors les frustrations de ne pouvoir gommer les traits indésirés.

Pour égayer son dessin, N. cherche ensuite un crayon de couleur rouge : la petite plonge à pleines mains dans l’immense trousse et voilà bientôt la table d’Octave recouverte de stylos. Le crayon rouge est repéré mais la mine est cassée et le manche trop court pour une bonne tenue en main. Nouvelle frustration.

Lors du bilan de la séance avec la maman, voici quelle est ma demande pour la séance suivante :

  • Une trousse contenant des fournitures de base pour une enfant de CP, notamment stylo bille bleu, crayon de bois, gomme, taille-crayon, ciseaux, colle
  • Une seconde trousse contenant un jeu de crayons de couleur bien aiguisés et deux jeux de feutres (pour avoir des mines d’épaisseurs différentes et une belle palette de couleurs)

La maman comprend parfaitement l’intérêt de ma demande et mène à bien sa mission.

Lors de notre rencontre suivante, quelle n’est pas la fierté de N. de me montrer ses deux trousses bien aérées et bien rangées. Nous en profitons pour en faire l’inventaire et apprendre de nouvelles couleurs. N. est joyeuse et concentrée sur notre petit état des lieux.

En résumé

Pour encourager votre enfant à se mettre au travail, pensez à soigner son environnement d’études.

Un bon environnement d’apprentissage peut donc tout simplement commencer par de belles trousses correctement garnies de fournitures adéquates et en bon état.

Il en sera de même avec les cahiers ou les classeurs, le cartable ou le sac du collégien.

Avez-vous vous aussi, opéré des changements dans l’environnement de votre enfant et obtenu des résultats significatifs? Partagez vos expériences dans les commentaires, je serai ravie de vous lire.

Bon apprentissage à tous!

Marie Génoist

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *